Le Comptoir du Renardargent


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Ouverture de Juillet

Après Juin vient Juillet et qui dit juillet dit…été ! Oui je sais, elle était facile celle-là.

Après une vague de chaleur très très très estivale et une vague de froid digne d’un automne de Forochel, je vous invite pour la dernière ouverture du Comptoir du Renardargent. Je vous rassure, le Comptoir réouvrira ses portes pour Septembre avec une nouvelle carte et des menus digne des appétits hobbits.
Au passage, nous souhaitons la bienvenue à notre toute nouvelle serveuse, Jolila.

Et pour clore cette année, je vous propose une soirée spéciale Breuvage Ultime. Qui se sentira le courage de relever ce défi ? pour l’instant seul un nain mystérieux a réussi à survivre cette épreuve ! Qui sera le prochain ?….Pour le savoir, venez tous au Comptoir ce mardi !

affiche juillet

 

A bientôt pour fêter ce nouveau mois !


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Qu’est-ce que le Breuvage Ultime

Le Breuvage Ultime

A une époque le breuvage ultime avait presque autant fait jaser que le Nettoyant Universel de Fehl Viveslames… Il s’agissait de quatre bières disponibles en jeu qu’il fallait boire dans un certain ordre, la légende racontant que personne n’arrivait jusqu’à la quatrième bière. Bien sûr en jeu cela ne faisait rien de particulier, il fallait donc le jouer en RP et cela donnait lieu à des moments mémorables comme celui que vous venez de lire.

J’ai eu envie de remettre ce breuvage ultime à l’honneur, il sera donc désormais disponible au Comptoir du Renardargent. Mais attention, ça reste du costaud et arriver à la troisième bière est déjà un exploit, alors je ne parle pas de la quatrième. Hors de question donc de débarquer, d’enfiler les quatre bières et de dire ‘ouah j’ai réussi à survivre au breuvage ultime’. Les dés en décideront, et cela n’aura rien de facile.

Voilà comment cela se déroulera :

– le client qui souhaite tenter le breuvage ultime le signale au tavernier (Isaline), qui le groupe alors et lui donnera les bières l’une après l’autre.
– le client boit la première bière, lance un dé 100 et s’il fait moins de 90 il tient l’alcool
– le client boit la deuxième bière, lance un dé 100 et s’il fait moins de 60 il tient l’alcool
– le client boit la troisième bière, lance un dé 100 et s’il fait moins de 30 il tient l’alcool
– le client boit la quatrième bière, lance un dé 100 et s’il fait moins de 10 il tient l’alcool

Au premier jet raté, quelle que soit l’étape, le client finit complètement murgé pour le reste de la soirée et il ne pourra pas faire grand chose hormis des emote du genre
/e est complètement prostré dans un coin, recroquevillé, un filet de salive sortant de sa bouche
/e est allongé par terre, les yeux globuleux, répétant des phrases incompréhensibles…
Impossible en effet d’aller courir partout ou de prendre quelqu’un d’autre à partie : le client n’a plus de jambes, plus de muscles, plus de volonté… Bref, c’est une épave éthylique. Le seul soin qui sera donné sera la fameuse fiole de Puyduchar, pas grand chose à faire d’autre.

Peu de chance d’arriver au bout du breuvage ultime, donc, comme vous voyez. Ca doit rester une légende et les gens arrivant au bout doivent se compter sur les doigts d’une main. Soyez inventifs dans vos attitudes et vos emotes tout au long du déroulement du jeu (ou rappelez-vous de vos soirées trop arrosées) : c’est ça qui est amusant !


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Le breuvage Ultime, la légende

Le Breuvage Ultime, la légende

« L’a truculé l’quatrième bouzak, l’pas humaine. »

Bree n’est qu’un bourg parmi tant d’autres. Certains diront un bourg de paysans et ils n’auront sans doute pas tord. Ici comme ailleurs les légendes sont nombreuses, et les gens ne manquent pas de matière. Des contes pour enfants à raconter avant d’aller se coucher, des histoires à faire peur autour des feux de camp, des récits héroïques pour les vétérans du guet, des anecdotes familiales transmises de vieille femme en belle-fille, des exploits douteux narrés par les jeunes gens, des souvenirs mémorables de banquet hobbit, parfois quelques allusions à des Elfes entr’aperçus au creux des bois…

Parmi tout cela il est une légende qui se murmure dans les estaminets, à l’heure où seuls les plus ivrognes se tiennent encore assemblés et distillent autant de paroles insensées qu’ils boivent de fonds de bouteilles. La légende du dernier breuvage.
S’ils l’entendaient, les plus jeunes diraient que ce n’est qu’un mythe et qu’aucun breuvage ne peut avoir raison d’eux… Mais à l’heure où cette légende est parfois racontée les plus jeunes ont déjà roulé sous la table ou se sont fait ramener à la maison par le bout des oreilles.
C’est une légende qui se partage entre connaisseurs, avec un regard de connivence et des moments de silence. Une légende qui se mérite par des années de beuveries.

Il est dit que ce breuvage prend la forme de quatre boissons qu’il faut boire dans l’ordre. La légende varie d’une contrée à l’autre, toutes les versions ayant en commun que la méthode de distillation de ces quatre boissons est un secret bien gardé.
Au Pays de Bree la légende raconte que la première boisson est assez semblable à n’importe quelle bière commune aux arômes fruités. Un goût de pêche ou de cerise, c’est selon, qui trompe la vigilance du buveur. Comme une chanson douce qui tout à la fois ouvre et calme les sens.
La deuxième boisson dégage un arôme aussi fort que la senteur des tripes d’un cheval mort. Comme un coup de massue qui ramène à la réalité et plonge les sens dans la fange putride.
La troisième boisson est distillée par Poirredebeurré en personne, qui rajoute à une de ses compositions un ingrédient mystère que seuls possèdent les brigands des ruines du Bois de Chet.
La quatrième boisson est un chant du cygne, un voyage vers le ciel étoilé et une invitation à abandonner tous ses sens.

Si beaucoup ont goûté la première boisson sans parfois même le savoir, jamais femme n’est allée au-delà de la deuxième. Tout autant une question de résistance et de corpulence que de capacité à supporter l’écoeurante saveur de cet horrible alcool. Jamais homme n’est allé au-delà de la troisième boisson. Quant à la quatrième, la légende raconte que seule la Mort elle-même la supporte et qu’elle en fait parfois don à ceux dont la vie est parvenue à son terme.
Oh bien sûr il est bien certains vantards parmi les initiés pour clamer qu’ils ont bu une gorgée de la dernière outre. Et c’est peut-être vrai… Mais ceux qui l’ont fait et qui sont encore là pour s’en vanter ont pris la précaution d’aller récupérer une certaine fiole chez le guérisseur Puyduchar et de la boire tout de suite après leur fatale gorgée.

Luperce quant à lui était bien loin de toutes ces considérations. Il luttait pour l’heure avec l’image d’un cheval famélique qui le regardait par au-dessus et semblait se rire de lui avec ses grandes dents jaunies. Une vague odeur de boue mêlée d’urine et de détritus empuantissait l’air. Le jeune homme essayait de se relever mais ses jambes ne répondaient pas et ses bras brassaient désespérément l’espace devant lui pour trouver un objet auquel s’agripper.

Au vu de la douleur qu’il éprouvait, il se serait presque convaincu d’avoir été dépecé pendant son inconscience pour finir en peau d’un tambour présentement martelé par un troll cadençant la charge. ILuperce abandonna cette idée quand un haut-le-coeur vint lui signifier qu’il était encore assez entier pour sentir sa bile s’agiter au fond de son estomac et passer par tous les organes nécessaires avant de finir sur son gilet.

Et ce maudit cheval qui riait toujours… Un autre rire vint s’ajouter, strident, démoniaque, moqueur, interminable. Le jeune homme eut la vision fugace de Clothild tournoyant sur elle-même, les bras étendus, riant à la folie, lévitant au-dessus d’une bourbe informe. Ses cheveux étaient telles des flammes dressées et animées d’une volonté propre. Et quand la Caravanière cessa de tournoyer pour poser un regard à la fois vide et haineux, son visage se transforma, prenant l’apparence de ce maudit cheval qui riait toujours.

Luperce hurla, frappant la tête de cheval. Mais ses poings ne rencontrèrent que le bois d’une chaise. La douleur le ramena à la réalité. Il se souvenait de la discussion dans les bas-fonds. Ou plutôt d’une seule phrase. Une réponse donnée par Clothild à une de ses questions, la seule qui importait dans le flot d’interrogations dont il l’avait abreuvée. Du reste son cerveau imbibé n’avait rien retenu, si ce n’est que Clothild avait bu la quatrième outre qu’il lui avait tendue.

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